Le prix des publications universitaires, une coûteuse variable

Le prix des publications universitaires, une coûteuse variable

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vía Le prix des publications universitaires, une coûteuse variable.

  actualitte.com Le mercredi 09 juillet 2014

Tout directeur des ressources documentaires d’une université a déjà pu le constater : les phases de négociation avec les éditeurs universitaires sont un passage obligé, et particulièrement désagréable. Le journal Science publie une étude réalisée par des économistes, mettant en avant le prix variable des forfaits proposés par les éditeurs, sans aucune logique apparente.

L’étude a été initié par un mathématicien-militant particulièrement retors, puisqu’il avait initié en 2012 un vaste boycott des publications d’Elsevier, afin d’amener le groupe d’édition à une ouverture plus importante de sa politique documentaire. Timothy Gowers s’est intéressé à ce que pouvaient débourser les différentes universités pour l’accès aux publications de Elsevier.

Les données qu’il a pu réunir sont disponibles sur son blog personnel, et son enquête a fait des émules, puisque d’autres chercheurs se sont joints à lui pour réunir les tarifs de Springer et Wiley, deux autres leaders en matière de publications universitaires. Dans les cas où les éditeurs se couvraient du secret industriel, le Freedom of Information Act s’est révélé particulièrement utile pour obtenir les factures…

La comparaison de 2009 facturations révèle que les montants ne dépendent que de la volonté des éditeurs, et du déroulement des négociations : à taille égale, nombre égal d’étudiants ou de doctorants, les universités payent des sommes très différentes.

« Les établissements de même taille que sont l’université du Wisconsin, à Madison, et l’université du Michigan, à Ann Arbor, par exemple, payent respectivement à Elsevier 1,22 million $ et 2,66 millions $ pour les mêmes publications », détaillent les chercheurs. Ils suggèrent également que les groupes d’édition tourneraient les négociations au désavantage des établissements de taille ou budget plus modestes, avec des forfaits plus élevés.

« La petite université de l’Oklahoma paie plus du double (500.744 $) par rapport à l’université du Missouri, à Columbia (233.659 $) pour accéder aux publications de Wiley », peut-on lire dans l’étude de Science.

En France, le renouvellement des contrats entre Couperin (représentants des établissements d’enseignement supérieur et de recherche) et Elsevier pour la période de 2014 à 2018 a fait surgir des problématiques similaires auprès d’un éditeur, dans une « situation de rentes monopolistiques ». Finalement, les négociations avaient mené à la signature d’un contrat de 188,5 millions €, pour la période 2013-2018.

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